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Friday March 03, 2006

«La desserte de la Rive-Sud avec un système léger sur rail (SLR) est une nécessité absolue» - Claude Gladu, maire de Longueuil

Longueuil, le 3 mars 2006 - L’aménagement de l’estacade dans l’axe du pont Champlain, à des fins de transport en commun, est toujours un sujet d’actualité. «Ce projet s’appuie sur un cheminement historique de près de 20 ans». C’est ce qu’a déclaré M. Claude Gladu, maire de la Ville de Longueuil, lorsqu’il a pris connaissance de certaines informations publiées récemment dans les journaux au sujet de l’implantation d’un SLR dans l’axe du pont Champlain.

Faut-il rappeler que le projet d’aménagement de l’estacade, à des fins de transport en commun, a d’abord été inscrit aux Ententes-cadres signées entre la Montérégie et le gouvernement libéral du Québec des années ’80? Et que ce même projet a de nouveau été inscrit dans la seconde Entente-cadre qui couvrait la période comprise entre 1995 et 2000?
 
«Devons-nous penser que tout projet de développement de mode lourd en transport en commun doit obligatoirement passer par ce genre de cycle? demande M. Gladu. Pendant ce temps, notre environnement continue de se détériorer et les coûts d’aménagement continuent nécessairement d’augmenter. L’inertie a toujours un coût: économique, social et de plus en plus environnemental» ajoute M.Gladu.
 
L’axe du pont Champlain est un axe majeur de transport en commun
La desserte de transport en commun dans l’axe du pont Champlain est d’abord une desserte dans un axe autoroutier qui, au fil des ans, est devenu un axe majeur de transport en commun. Qu’on se souvienne des principales étapes de son développement:
 
1978 - inauguration de la voie réservée du pont Champlain;
1985 - aménagement d’un terminus permanent et d’un stationnement incitatif à Brossard à l’intersection du boulevard Taschereau/A10;
1992 - aménagement du terminus Centre-ville intégré au «1000 de La Gauchetière»;
1998 - ouverture du stationnement incitatif Brossard-Chevrier à la jonction des autoroutes 10 et 30; fin 2000 - aménagement et mise en opération d’une voie réservée en site propre au centre de l’autoroute 10.
 
«La voie réservée du pont Champlain équivaut depuis longtemps à un métro hors tunnel, mais elle reste pourtant une mesure temporaire… depuis 1978!»

-Mme Deshaies, présidente du Réseau de transport de Longueuil.
«Actuellement, la voie réservée du pont Champlain assure 17 000 déplacements durant les heures de pointe du matin. Cela signifie 380 mouvements d’autobus sur le pont le plus achalandé du Canada» déclare Mme Johane Deshaies, présidente RTL.
 
«Soulignons que le RTL effectue 70% de ces déplacements, les autres étant assurés par des transporteurs privés. Les bénéfices de l’aménagement du SLR dans l’axe du pont Champlain seraient donc très avantageux, non seulement pour la nouvelle agglomération de Longueuil, mais aussi pour toute la Rive-Sud», exlique Mme Deshaies.
 
En comparaison, qu’il suffise de dire que la ligne 4 du métro (ou ligne jaune) assure quant à elle 18 000 déplacements entre la Rive-Sud et Montréal durant les mêmes heures de pointe.
 
L’aménagement d’un SLR dans l’axe du pont Champlain constitue certainement la meilleure solution permanente pour améliorer l’efficacité et la fiabilité de ce lien interrive essentiel pour plus de 50% des déplacements en transport en commun de la Rive-Sud vers le centre-ville de Montréal. Il permettra d’éviter les conflits potentiels avec les autres véhicules et assurera une sécurité et une fiabilité accrues par des aménagements permanents et surtout infranchissables.
 
Il améliorera la fluidité de la circulation sur le pont Champlain aux périodes de pointe et améliorera, par ailleurs, le transport des marchandises.
 
Les avantages de l’aménagement d’un SLR dans l’axe du pont Champlain
Ils sont nombreux: rapides, fiables, sécuritaires, accessibles, silencieux et non polluants, les SLR sont des équipements rodés et éprouvés à travers le monde.
 
Les expériences des autres métropoles démontrent que les SLR réduisent la congestion routière des villes, qu’ils facilitent le déplacement des personnes et qu’ils contribuent au renouveau urbain en attirant des commerces, de nouveaux résidents et des visiteurs par leur facilité d’utilisation.
 
Le SLR dans l’axe du pont Champlain fonctionnerait à l’électricité qui, au Québec, provient d’une source renouvelable, peu coûteuse et surtout non polluante.
 
La plupart des études démontrent que l’implantation d’un SLR aurait pour effet d ’augmenter de façon significative la fréquentation des transports collectifs, de réduire le nombre d’automobiles sur la route et donc d’améliorer les conditions de circulation. Un SLR dans l’axe du pont Champlain réduirait le nombre de voitures dans ce corridor de 8800 par jour.
 
À cet effet, Mme Deshaies rappelle «que le RTL joue un rôle important sur le plan environnemental en contribuant à la réduction des gaz à effets de serre (GES). Sans le RTL, les rejets de GES augmenteraient d’environ 77 300 tonnes métriques annuellement sur le seul territoire de l’agglomération de Longueuil.»
Au-delà de la question environnementale, une étude réalisée pour la Chambre de commerce du Montréal métropolitain chiffrait les pertes économiques liées à la congestion à près de 1 G$ par année, soit l’équivalent de 1% de la production du territoire (1).
 
Enfin, les coûts estimés d’aménagement d’un SLR dans l’axe du pont Champlain sont amplement compensés par les avantages économiques induits par le projet selon des études datant des années 2000.
 
«Bref, la réalisation à court terme du projet d’aménagement de l’estacade, à des fins de transport en commun, constitue une condition incontournable à l’atteinte des objectifs de développement de l’ensemble de la Rive-Sud, de la protection de l’environnement et de la fiabilité du lien interrive pour tous les usagers du transport en commun» concluent Mme Deshaies et M.Gladu.
 

(1) Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Le transport en commun: un puissant moteur du développement économique de la région métropolitaine de Montréal, Montréal, décembre 2004

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